

Isabelle Bui (PGE promo1), Gérante de DAO Conseil

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04/11/2011
![]() Dans notre rubrique "que sont-ils devenus ?", nous avons interviewé Isabelle Bui (ou Isabelle Hue pour les pionniers de la 1ère promotion du PGE !). Elle est actuellement Gérante de DAO Conseil dont l'activité est le conseil en marketing stratégique et opérationnel, le coaching et l'enseignement. |
Quelles sont les grandes étapes de ton parcours professionnel depuis ta sortie de l’ESC ?
Plusieurs étapes importantes jalonnent mon parcours. La première est celle du démarrage de ma vie professionnelle dans un poste que je décrirais de poste-étape, celui de chef de secteur Grande distribution chez UNISABI, filiale du groupe Mars (la division petfood). En sortant de l’école je savais très clairement quel poste je voulais occuper : chef de produit marketing. Toutefois, à mon époque (cela fait tout de même 20 ans…), l’ESC Rennes n’était pas connue puisque je fais partie de la première promotion et il me semblait irréaliste de briguer un poste marketing directement à la sortie de l’école. J’ai donc opté pour un itinéraire bis, celui de la vente, car je ne doutais pas que cette expérience me servirait lorsque je serai au marketing. J’ai appris pendant ces 3 ans à développer mon sens du relationnel, fort utile encore aujourd’hui. Après ces 3 ans, j’ai décroché un poste d’assistante chef de produit. Cette expérience de 6 ans chez Unisabi a été très formatrice avec une ambiance un peu euphorique due à des croissances de chiffre d’affaires à 2 chiffres !
La deuxième étape correspond à mon passage chez Amora-Maille, société alors détenue par Paribas, où tout était possible, où la mise en action était rapide, sans process lourds, qui sont arrivés malheureusement avec le rachat par Unilever. J’ai trouvé dans cette expérience l’esprit PME, famille où chacun était vraiment impliqué dans les projets comme si c’était le sien. J’ai aussi eu la chance d’avoir une supérieure très inspirante, visionnaire.
La troisième étape est celle du Surgelé chez Cogesal-Miko. C’était la belle époque du marketing, où développement et activation de la marque étaient entre les mains de la même équipe. J’ai pu vraiment mener, avec mon équipe, les projets de lancement produit de A à Z. Cogesal-Miko était un peu comme le village des gaulois, un irréductible, avant d’être mangé à la sauce organisationnelle d’Unilever 3 ans plus tard.
La dernière étape clé est celle de mes 3 ans sur la marque Signal, toujours au sein d’Unilever, en tant que chef de groupe en charge de l’activation de la marque. Signal est l’une des plus grosses marques d’Unilever France. J’ai eu l’opportunité d’activer la marque en « 360° », avec en fond une mission : aider les français à améliorer leur hygiène bucco-dentaire. Plus le nombre de tubes de dentifrices et de brosses à dents vendus augmentent, mieux les français se portent ! Que du bonheur !
En quoi consiste ton poste actuel et quelles sont tes responsabilités ?
J’ai créé ma société en septembre 2010, avec la volonté de m’appuyer sur mon expertise marketing. La mission de ma société, ĐẠO Conseil, est à l’image de la graine qui sort de terre, grandit et devient arbre : Développer les entreprises que je conseille (marketing stratégique et opérationnel, Accompagner mes clients en les coachant (avec une spécialisation auprès des étudiants ou jeunes démarrant leur carrière professionnelle et étant à la recherche de sens), Orienter les élèves à qui j’enseigne le marketing pour que chacun trouve son chemin et grandisse. ĐẠO est un nom commun vietnamien et signifie chemin, voie, sens. J’enseigne d’ailleurs à l’ESC Rennes auprès des 2ème année PGE.
Quelles difficultés rencontres-tu dans ton travail actuel ?
Le cadre est très différent de ce que j’ai pu vivre auparavant : je travaille seule, mon chiffre repose uniquement sur moi ! Il me faut donc activer mon réseau et démarcher ce que je n’avais pas à faire précédemment.
Sur certaines problématiques, l’échange avec d’autres personnes est plus difficile (toute la richesse du travail en équipe : on est plus fort à plusieurs).
Peux-tu nous présenter une journée professionnelle type ?
Malheureusement non, car étant donné mes nouvelles activités, je n’ai plus de journée type. Les journées se suivent et ne se ressemblent absolument pas. No routine garantie ! Par exemple, je peux avoir une journée de 6 heures de cours, ou encore une demi-journée de conseil, avec un déjeuner « réseau », puis une séance de coaching. Je peux encore avoir une journée d’administratif pour faire mes factures, ma comptabilité…
Quels souvenirs gardes-tu de l’ESC Rennes ? un prof en particulier ?
Je garde de très bons souvenirs de l’ESC. Comme je l’ai dit précédemment, je fais partie de la première promo. Nous étions 90 ! La première année s’est déroulée dans des locaux de la CCI qui se trouvaient près de la gare. C’est seulement à la rentrée suivante que nous avons intégré les locaux actuels qui ont subi depuis de nombreuses modifications. Et oui, la médiathèque était à la place du foyer des étudiants et nous n’avions pas de salle de sport !
Je garde aussi d’excellents souvenirs de mon semestre d’échange à Bangor – Pays de Galles, où il était impossible de déchiffrer les noms des villes (Llandudno qui se prononce Chlandudno !!).
Pour les profs, plusieurs m’ont marquée : David Gillingham, notre prof de marketing, Laoucine Kerbache qui enseigne maintenant à HEC (prof de statistiques), Catherine Grimond qui m’a fait aimer la compta analytique. Nous étions aussi très proches de l’équipe pédagogique.
Quel regard portes-tu sur l’ESC Rennes Alumni ? Es-tu impliquée dans le réseau ?
Une association d’anciens est un des organes vitaux d’une école. Il est impossible de ne pas jouer la carte de la solidarité et du soutien entre anciens dans le monde professionnel d’aujourd’hui.
L’association a retrouvé une vraie dynamique ces dernières années et c’est une très bonne chose !
Fais-tu partie d’un réseau en particulier, que penses-tu de l’importance du networking aujourd’hui ?
Je fais partie du Club Entrepreneurs de l'ESC Rennes Alumni. Le networking est vital, que l’on soit ou non entrepreneur. Les recrutements se font beaucoup plus par networking que par réponse à une petite annonce.
Quels conseils donnerais-tu en matière de carrière pour les jeunes alumni de notre réseau et les futurs diplômés ?
- En premier lieu, éclaircir leur projet de vie, ce qui signifie professionnel et personnel,
- Faire le point sur les attentes clés vis-à-vis d’un job et les concessions qui peuvent être faites,
- Essayer d’écrire son chemin professionnel, même si cela est difficile,
- Etre cohérent dans ses choix. Il faut être capable de «raconter une histoire qui se tient», même dans le choix de ses stages.
Un dernier mot ?
Que les étudiants d’ESC Rennes soient fiers de leur école ! Ce sont eux qui en sont les représentants.












